Quelles stats regarder sur un tracker au poker ?

Le VPIP, le PFR et le 3-bet avant tout, puis le c-bet, le WTSD et l'AF une fois que ton jeu préflop tient la route. Un tracker au poker en sort des dizaines d'autres, mais elles servent à trancher une question précise, une fois que tu sais déjà laquelle poser.

Cette page reprend celles qui comptent, ce que chacune mesure exactement, et à partir de combien de mains tu peux la croire. Toutes sortent des mêmes fichiers d'historique que le logiciel de ta room écrit déjà.

Que mesure le VPIP ?

Le VPIP est le pourcentage de mains où tu mets volontairement de l'argent au pot. Volontairement est le mot important : la blinde que tu paies ne compte pas, parce que tu ne l'as pas choisie. Un VPIP de 22 veut dire que tu joues 22 mains sur 100 au lieu de fold d'entrée.

Que mesure le PFR ?

Le PFR est le pourcentage de mains où tu relances préflop. Il est forcément inférieur ou égal au VPIP, puisque relancer, c'est déjà mettre de l'argent au pot volontairement. Il dit à quelle fréquence tu es le premier à miser préflop, limp mis à part.

Que mesure le 3-bet ?

Le 3-bet est la fréquence à laquelle tu sur-relances après l'ouverture d'un adversaire. C'est la première des trois qui dépend d'un adversaire précis, et pas seulement de tes cartes.

C'est pour ça qu'elle bouge autant selon qui a ouvert. Face à un open UTG, qui ouvre serré, tu 3-bet peu : sa range est forte. Face à un open du bouton, qui ouvre très large, tu 3-bet beaucoup plus. Un 3-bet global de 6 % ne dit donc pas grand-chose tant que tu ne l'as pas découpé par position.

Que vaut l'écart entre le VPIP et le PFR ?

L'écart mesure la part de tes mains que tu joues sans prendre l'initiative. Il t'apprend plus que chacun des trois chiffres pris à part.

Un VPIP de 28 pour un PFR de 12 veut dire que tu limpes et que tu call beaucoup plus souvent que tu ne relances. Un écart de 4 ou 5 points, c'est un jeu agressif ; un écart de 15 points, c'est le leak le plus répandu chez ceux qui débutent, et le plus cher. C'est en général le signe qu'il faut reprendre ses ranges d'ouverture avant de toucher à quoi que ce soit d'autre.

Que mesure le c-bet ?

Le c-bet, pour continuation bet, est la fréquence à laquelle tu mises le flop après avoir relancé préflop. Il répond à une question simple : est-ce que tu continues l'histoire que tu as commencée, ou est-ce que tu lâches le coup dès que le flop ne t'aide pas.

Que mesure le WTSD ?

Le WTSD, pour went to showdown, est le pourcentage de mains vues au flop qui vont jusqu'au showdown.

Trop haut, tu paies des river que tu devrais fold. Trop bas, tu te fais bluffer et tu fold la meilleure main. C'est une stat qui ne se lit jamais seule : il faut la croiser avec ce que tu gagnes vraiment aux showdowns que tu joues.

C'est quoi le W$SD et les gains sans showdown ?

Le W$SD, pour won money at showdown, est la part des showdowns que tu remportes. Les gains sans showdown, à l'inverse, viennent des pots pris en faisant fold l'adversaire : c'est la ligne rouge de ta courbe de gains.

Le rapport entre les deux dit si un joueur prend son argent en attaquant ou en attendant d'avoir la main. C'est aussi ce que résume le WWSF, won when saw flop, qui compte les pots gagnés après avoir vu le flop, showdown ou pas.

C'est le moyen le plus rapide de savoir si tu as un bluffeur en face. Beaucoup de gains sans showdown, c'est un joueur qui mise fort et qui te fera coucher : tu payes plus large contre lui. Presque rien sans showdown, c'est un joueur qui ne mise que du solide : ses grosses mises veulent dire ce qu'elles disent. Sur toi, le même rapport te dit si tu gagnes en jouant ou si tu attends les bonnes cartes.

Que mesure l'AF ?

L'AF, ou facteur d'agressivité, rapporte tes bets et tes raises à tes calls. Un AF de 1 veut dire que tu call autant que tu bet ou tu raise. Lu par street plutôt qu'en global, il montre à quel moment de la main tu lâches l'initiative, ce qui est bien plus utile qu'un chiffre moyenné sur toute la main.

Combien de mains avant de croire une stat ?

Plus une stat porte sur une situation rare, plus il en faut.

Le VPIP et le PFR se mesurent sur toutes les mains jouées : une cinquantaine de mains donne déjà un profil grossier, quelques centaines suffisent à s'y fier. Le 3-bet en demande cinq cents à mille, et une stat par position bien davantage, puisqu'elle ne se mesure que sur les mains où la situation s'est présentée. C'est la même règle que pour le suivi de tes résultats, en moins extrême.

Tes stats ou celles des adversaires ?

Les tiennes, au début, et de loin. Les stats adverses servent à exploiter des joueurs que tu recroises, ce qui suppose un volume et un pool stable. Tes propres chiffres, eux, te disent quoi travailler dès la première centaine de mains, et ce travail-là paie sur toutes les tables, pas seulement contre un joueur.

Questions fréquentes

Que veut dire VPIP au poker ?

Le pourcentage de mains où tu mets volontairement de l'argent au pot, la blinde que tu paies exclue. Un VPIP de 22 veut dire que tu joues 22 mains sur 100.

Quelle est la différence entre le VPIP et le PFR ?

Le VPIP compte toutes les mains jouées de ton plein gré, le PFR seulement celles où tu relances préflop. L'écart entre les deux dit à quelle fréquence tu call au lieu de relancer.

Qu'est-ce que le WTSD ?

Le WTSD, pour went to showdown, est la part des mains vues au flop qui vont au showdown. Trop haut, tu paies des river que tu devrais fold ; trop bas, tu te fais bluffer.

Comment savoir si un joueur bluffe beaucoup ?

En comparant ses gains sans showdown et son W$SD. Beaucoup de gains sans showdown, c'est un joueur qui mise fort et te fera coucher ; presque rien, c'est un joueur qui ne mise que du solide.

Comment lire le facteur d'agressivité ?

L'AF rapporte tes bets et tes raises à tes calls : un AF de 1 veut dire que tu call autant que tu mises. Lu par street, il montre où tu lâches l'initiative.

Combien de mains faut-il pour qu'une statistique soit fiable ?

Plus une stat porte sur une situation rare, plus il en faut. Quelques centaines de mains suffisent pour le VPIP et le PFR, cinq cents à mille pour le 3-bet, bien davantage pour une stat par position.

Faut-il regarder ses propres stats ou celles des adversaires ?

Les tiennes, au début. Les stats adverses supposent du volume et un pool stable, alors que tes chiffres te disent quoi travailler dès la première centaine de mains.

Le tracker de Poker Toolkit arrive

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